Les champions de la Marcialonga en interview


La Marcialonga de cette année a été un véritable défi. Kasper Stadaas (NOR, Team Aker Daehlie) et Emilie Fleten (NOR, Team Ramudden) ont maîtrisé les conditions difficiles avec brio et se sont frayé un chemin à travers les fortes chutes de neige pour remporter la victoire. Dans une double interview, les nouveaux champions parlent de leur parcours vers la victoire, des moments les plus difficiles du parcours et de leurs émotions à l'arrivée.

2026-01-28

Comment résumerais-tu la Marcialonga de cette année en trois mots ?

Kasper : Difficile, délicate et amusante.

Emilie : Neige, traces douces et bonne ambiance.

Quel sentiment éprouvez-vous après votre victoire à la Marcialonga ?

Kasper : C'est très émouvant, je suis heureux, soulagé et reconnaissant. C'était mon objectif principal et l'avoir atteint signifie beaucoup pour moi.

Emilie : C'était un soulagement d'avoir atteint l'un de mes principaux objectifs de la saison ! J'adore vraiment la Marcialonga et c'est toujours un immense plaisir d'y participer.

As-tu apprécié ces conditions particulières ?

Kasper : En général, je m'adapte bien à la neige fraîche et aux conditions molles, donc j'ai plutôt apprécié.

Emilie : J'ai adoré ! J'aime toujours quand les conditions sont difficiles et que j'ai de bons skis.

As-tu des conseils à donner aux coureurs amateurs confrontés à de telles conditions ?

Kasper : Même si c'est difficile, je pense que le plus important est de se concentrer sur sa technique et de courir correctement. Au final, c'est la meilleure façon d'économiser son énergie et d'aller le plus vite possible d'un point A à un point B, même si cela ne semble pas toujours être le cas dans de telles conditions.

Emilie : Il faut plus de temps pour atteindre la ligne d'arrivée, alors mangez, buvez et habillez-vous un peu plus chaudement. Et considérez cela comme un défi ! Vous serez très fier lorsque vous franchirez la ligne d'arrivée !

Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour toi dans la course de cette année ?

Kasper : Le positionnement très difficile dans la descente entre le stade Val di Fiemme et Molina. Il était très difficile de dépasser les autres coureurs et j'avais l'impression d'avoir presque perdu la course, car j'étais trop loin derrière lorsque nous sommes passés devant Masi et l'Alpe Cermis.

Emilie : À 20 km de l'arrivée, j'ai commencé à avoir froid. Cela m'a un peu stressée. De plus, j'ai dû vomir à Molina alors qu'il me restait encore 10 km à parcourir – ce n'était pas très agréable !

Que signifie pour toi le fait d'avoir quelqu'un de ton équipe à tes côtés dans le groupe de tête ?

Kasper : Cela me donne beaucoup de confiance en moi. Nous nous sommes entraînés ensemble pendant tellement d'heures au cours des 6-7 derniers mois que non seulement c'est super cool d'avoir des coéquipiers à ses côtés dans les phases critiques de la course, mais cela nous donne aussi un gros avantage tactique.

Emilie : Cela signifie beaucoup pour moi ! Dans de telles conditions, une seule piste fonctionne, c'est pourquoi c'est agréable d'avoir une coéquipière qui te permet de revenir sur la piste.

Comment vas-tu recharger tes batteries avant la prochaine course ?

Kasper : Je vais passer du temps avec l'équipe à Seefeld et me détendre. J'espère qu'il fera beau pour que nous puissions profiter du ski de fond au soleil, préparer de bons petits plats et passer de bons moments ensemble.

Emilie : Manger, dormir et faire quelques séances d'entraînement légères à ski.

Quel est ton prochain grand objectif ?

Kasper : La prochaine course. J'adore le fait que chaque course du Ski Classics soit si différente de la précédente, ce qui me permet de relever sans cesse de nouveaux défis.

Emilie : La prochaine grande course est la Jizerska50. Mais mon prochain grand objectif est la Vasaloppet !